Les mammifères marins

Leur bonne santé reflète celle de la mer.

© Mickaël Buanic – AFB

Un guide est à votre disposition pour vous aider à la reconnaissance des espèces et sur la procédure de déclaration.

Vous trouverez ici d’autres informations utiles sur ce thème auprès de la Direction des Pêches Maritimes et de l’Aquaculture (DPMA)

 

VOIR LA VIDÉO “DECLARER SES CAPTURES ACCIDENTELLES DE MAMMIFERES MARINS”

 

Plusieurs espèces sont observées toute l'année sur les côtes bretonnes :
© Dessins de Michel Salaun

Le grand dauphin (environ 3 m) vit en groupe (sauf certains individus « solitaires »). Leurs populations sont généralement côtières, mais d'autres vivent plus au large.

Le dauphin commun (environ 2 m) fréquente les eaux du large, mais peut se rapprocher de la côte pour s'alimenter. Il vit en groupe pouvant atteindre plusieurs centaines d'individus.

Le marsouin commun (environ 1,5 m) est plus rare et discret (souvent seul ou en très petits groupes).

Le phoque gris (2 à 3 m) apprécie les îlots rocheux, les plages de galets et les champs d'algues. Il vit en colonie aux Sept-Îles, à Molène et à Sein mais les plus grandes colonies se trouvent en Angleterre, Irlande et Écosse.

© Erwan Amice

La cohabitation avec le phoque gris. Selon les endroits et les périodes, les pêcheurs constatent des déprédations sur leurs filets ou palangres (surtout sur la lotte). Des études menées par le Parc naturel marin d'Iroise, la réserve naturelle des Sept-Îles et le comité des pêches des Côtes-d'Armor, ont montré que ces phénomènes seraient avant tout le fait de quelques individus opportunistes qui « se spécialisent ».
Le phoque a un régime alimentaire varié (congre, vieille, tacaud, poissons plats, mollusques et crustacés) et consomme, par jour, l'équivalent de 4% de sa masse corporelle.

• Pollution marine (qualité de l’eau, déchets), diminution des ressources alimentaires, dérangement par les activités humaines et collision peuvent affecter les populations de mammifères marins.
• Les captures accidentelles constituent la principale problématique liée à la pêche professionnelle.

• Toute capture accidentelle de mammifère marin (même non remontée à bord mais visible, pris dans un engin de pêche), doit être mentionnée dans les obligations déclaratives (log book, fiche de pêche ou journal de bord électronique).
• L'usage de répulsifs acoustiques (pingers) est obligatoire :
– En zone CIEM VIII, pour les navires de toute taille pratiquant le chalut pélagique simple ou en bœuf ou le chalut de fond en bœuf.
– En zone CIEM VII, pour les navires > 12 m pratiquant le filet.

Se référer aux textes réglementaires disponibles sur www.bretagne-peches.org

L'amélioration de la connaissance sur les captures accidentelles est impérative pour mieux comprendre ce phénomène. Chacun est encouragé à participer à cette collecte de données :
• en embarquant ponctuellement des observateurs indépendants dans le cadre du programme OBSMER,
• en expérimentant des dispositifs d'observation électronique à bord (ex. caméras embarquées),
• en participant à des études scientifiques (ex. tests de dispositifs innovants),
• en s'impliquant dans des programmes de sciences participatives (ex. programme OBSenPECHE),
• en baguant les captures accidentelles par des marques dédiées.

© Mathilde Fresnais – CDPMEM 29

Parole de pêcheur
« Hélas oui, il m'arrive de capturer accidentellement des dauphins ou des phoques. Bien que ce soit rare, je préférerais évidemment que cela n'arrive pas. Du coup, je déclare systématiquement ces captures.
En tant que professionnel, on se doit de participer à la collecte de données, d'une part parce que c'est obligatoire, et d'autre part, pour gagner en crédibilité et être écoutés dans les discussions sur les mesures. »
Franck Brossier
Patron-armateur des fileyeurs Anfield Road et Liverpool à Roscoff.